Concert Alexandra Streliski à Paris le 13 novembre 2019

Plus d'infos sur le concert Alexandra Streliski à Paris

Rare femme évoluant dans le monde du néo-classique, Alexandra Stréliski n'a rien d'une pianiste

conventionnelle. Issue d'un cadre classique, mais dotée d'un esprit libre, elle crée une musique

qui fait vibrer l'auditeur émotionnellement, emplissant l'esprit de riches images

cinématographiques.

Entendue pour la première fois sur le disque Pianoscope, sorti en 2010, elle a d'ailleurs été

révélée au grand public à travers les films Dallas Buyers Club (2013) et Demolition (2016) de

Jean-Marc Vallée et, plus récemment, via la bande-annonce de l'acclamée série du réalisateur

québécois, Big Little Lies (2017). Portée par cet élan, la compositrice-interprète a sorti son

deuxième album, INSCAPE, sur Secret City Records en octobre 2018.

Le terme anglophone « inscape » est un concept réunissant « interior » et « landscape », qu'on

pourrait traduire en français par « paysage intérieur ». Une notion philosophique autant associée

aux arts visuels qu'à la psychanalyse et qui devient merveilleusement musicale au contact de

Stréliski.

« Pour moi », poursuit Stréliski, « l'inscape a été une crise existentielle. Une année où tout a

chaviré et où j'ai eu à traverser divers paysages intérieurs, mouvementés, beaux et souffrants à

la fois. Je me suis retrouvée dans un espace empli de zones de gris duquel je ne savais plus

revenir. Ce fut un moment pivot crucial pour moi. Une année d'évolution créatrice à travers

laquelle j'ai reconnecté avec ma nature profonde, mon essence, mon X. »

Inscape se dévoile comme l'oeuvre d'une artiste qui se joue bien des conventions et qui cherche

à combler un certain vide émotionnel pour s'inscrire dans une tendance néo-classique résolument

actuelle. Une pulsion créatrice qui s'engage à ramener l'auditeur vers une sincérité égarée : « Un

piano, seul, c'est très vulnérable et je cherche à partager ce moment avec un auditeur »

Artiste ayant grandi entre Paris et Montréal, Stréliski s'imprègne dès sa tendre enfance d'une

culture musicale déclinée sur deux continents. Très jeune elle s'intéresse autant à des artistes

classiques tels que Chopin et Satie qu'à des compositeurs de musique de film comme Zimmer,

Glass et Nyman. Repêchée par le milieu publicitaire à l'aube du millénaire, la musicienne

remporte plusieurs honneurs grâce à ses créations dans ce domaine : CRÉA de la meilleure

campagne au Québec en 2007; prix de la meilleure musique publicitaire pancanadienne aux

Marketing Awards de Toronto. Néanmoins, l'appel à la création libre se fait sentir de façon

toujours plus imposante, ce qui mènera au plus personnel Pianoscope.

Appuyée par le coup de coeur mentionné plus haut du réalisateur Jean-Marc Vallée, qui permet

à la musique de Stréliski de retentir en direct lors de la cérémonie des Oscars, la pianiste bénéficie

d'une vitrine stellaire faisant bondir à près de dix millions les écoutes en continu à travers les

différentes plateformes numériques. Le journal britannique The Telegraph encense d'ailleurs la

créatrice, parlant d'un premier album sensible, mélancolique et lumineux.

Stréliski décrit le premier extrait d'Inscape, Plus tôt, comme « une pièce qui évoque l'espacetemps

où nous nous trouvons avant que les choses nous arrivent. Le calme que l'on ressent

lorsqu'on ne sait pas que certains événements s'apprêtent à nous changer. C'est le début du

voyage. C'est le début de l'Inscape. »

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