La Clémence de Titus, concert au Palais Garnier, Opéra de Paris du 24 novembre au 25 décembre 2026
dès 226,5 €
L'opéra La Clémence de Titus de Mozart, dans la mise en scène de Willy Decker, est dirigé par Harry Bicket à la tête de l'Orchestre et des Chœurs de l'Opéra national de Paris.
Composé en dix-huit jours en 1791 pour le couronnement de Léopold II, cet opéra a été créé la même année que La Flûte enchantée et le Requiem.
Les représentations se tiennent du mardi 24 novembre au vendredi 25 décembre 2026 au Palais Garnier, à Paris.
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Les artistes de « La Clémence de Titus »
Plus d'infos sur le concert La Clémence de Titus à Paris
Le titre de La Clémence de Titus l’annonce d’emblée : l’empereur de Rome, bien que trahi par son ami qui a tenté de le tuer pour l’amour d’une femme, saura pardonner aux conjurés. Ce thème de la clémence est un classique pour les opéras, surtout quand ils sont issus d’une commande royale.
C’est précisément le cas de cette œuvre, composée en dix-huit jours seulement par Mozart pour Prague en 1791 à l’occasion du couronnement de Leopold II, en parallèle de La Flûte enchantée et du Requiem. Malgré un livret du poète Metastasio maintes fois utilisé par d’autres compositeurs, et une forme musicale, l’opera seria, déjà dépassée, la musique subtile et délicate de Mozart fait éclater la justesse des sentiments.
Dans la mise en scène stylisée de Willy Decker, un bloc de marbre au centre du plateau révèle peu à peu la face cachée de l’empereur : celle d’un homme seul et blessé.
Acte 1
Titus est devenu empereur de Rome et veut épouser sa bien-aimée, la princesse africaine Bérénice. La Romaine Vitellia, qui a elle-même des vues sur le trône, ne décolère pas. Elle exige de son soupirant Sextus l’assassinat de l’empereur. Malgré la profonde amitié qui l’unit à celui-ci, le jeune homme, aveuglément soumis à Vitellia, est prêt à réaliser ses désirs. Il fait taire ses scrupules et consent à obéir. Annius annonce que l’empereur, cédant à la pression du peuple de Rome, s’apprête à renoncer à la princesse étrangère.
Vitellia ordonne à Sextus de différer l’attentat. Sextus, blessé d’être le jouet de Vitellia, élève des protestations désespérées, que la jeune femme balaie, insouciante. Annius, qui désire épouser Servilia, la soeur de Sextus, le prie d’intercéder en sa faveur auprès de Titus. L’empereur fait ses adieux à Bérénice ; le peuple et le Sénat ont obtenu le départ de celle-ci. Profondément malheureux, Titus cherche réconfort auprès de ses amis, Sextus et Annius. Pour preuve de son affection, il déclare choisir comme épouse Servilia.
Devant les deux jeunes gens atterrés, Titus chante la joie qu’il éprouve à faire le bonheur des autres et charge Annius, désespéré, de porter la bonne nouvelle à l’heureuse élue. Mais Servilia refuse de porter l’hermine impériale ; pas un instant elle n’a songé à renoncer à Annius et les deux amants se jurent fidélité. Servilia se jette aux pieds de l’empereur et lui avoue que son coeur appartient à Annius. Touché par sa sincérité, son courage et la force de son amour, Titus cède à ses voeux. Entre Vitellia qui, voyant la joie de Servilia, croit à une nouvelle trahison de Titus. Elle fait d’amers reproches à Sextus et le presse à nouveau d’accomplir sa vengeance.
Résigné, le fer à la main, Sextus implore un dernier regard. Sûre de sa vengeance, Vitellia apprend par Publius, le ministre de Titus et l’homme fort de Rome, que Titus l’a choisie pour impératrice. Hélas, elle vient juste de renvoyer Sextus avec l’ordre de tuer l’empereur. Le jeune homme est déjà sur le point de perpétrer l’attentat. Il erre, passant de la fureur au désespoir. Dans Rome, la révolte gronde. Le Capitole est en flammes. Dans la confusion générale, avec la détermination que confère la folie, Sextus accomplit l’ordre de Vitellia. Titus est mort…
Acte 2
Titus vit… L’empereur a échappé à l’attentat. Lentulus, un des insurgés, avait revêtu sa couronne et son manteau pour prendre la tête du soulèvement et, en le frappant, Sextus avait cru atteindre Titus. Écrasé par le sentiment de sa culpabilité, Sextus se confie à Annius qui lui conseille de se présenter à l’empereur et de lui avouer sa faute. Vitellia, au contraire, presse Sextus de fuir. Il promet de ne pas la trahir et de mourir plutôt avec son secret. Publius arrête Sextus.
Titus ne peut ni ne veut croire à la culpabilité de Sextus. Annius vient implorer la grâce de son ami, qui a été condamné à mort par le Sénat. Malgré sa déception, Titus ne peut se résoudre à signer le décret condamnant Sextus sans l’entendre une dernière fois. On amène Sextus. Les deux hommes se reconnaissent à peine. Sextus, ne voulant trahir Vitellia, renonce à parler et fait ses adieux à l’empereur, le coeur brisé. Titus ne peut se résigner à l’envoyer à la mort et se décide à l’absoudre. Annius et Servilia viennent conjurer Vitellia d’user de son pouvoir sur Titus afin de sauver Sextus.
Émue par la grandeur d’âme de Sextus, qui ne l’a pas dénoncée, elle décide de confesser la vérité à l’empereur et fait ses adieux à la vie. Alors que tous sont réunis et que Sextus attend son exécution, Vitellia s’accuse d’être responsable de la conjuration. Titus s’effondre : tous s’étaient ligués contre lui et avaient même voulu le tuer. N’y a-t-il aucun amour et aucune véritable fidélité dans sa vie ? Au prix d’une grande victoire sur lui-même et pour donner l’exemple, Titus octroie une grâce générale. Ses amis, ses ennemis, le peuple et le Sénat célèbrent la bonté de l’empereur. Titus reste en retrait, seul.
Programme : La Clémence de Titus
- 19h30
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