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Exposition Visite Libre à Paris du 21 au 22 septembre 2019

Du

21 samedi septembre 2019

au

22 dimanche septembre 2019

10h00

Abbaye Royale Du Val-de-grâce - École Du Val-de-grâce (1 Place Alphonse-laveran)

Plus d'infos sur l'exposition Visite Libre à Paris

L'exposition Visite Libre a lieu au dans le cadre des Journées du patrimoine Paris 2019.

### Découvrez l'ancienne abbaye royale du Val-de-Grâce, un lieu patrimonial exceptionnel

L'abbaye royale du Val-de-Grâce a été construite à partir de 1621 à la demande de la reine Anne d'Autriche pour y abriter une communauté de religieuses bénédictines. La construction de l'église résulte du voeu d'Anne d'Autriche, épouse du roi Louis XIII, d'élever « un temple magnifique » à Dieu s'il lui envoyait un fils. Le 5 septembre 1638, après vingt-trois années de mariage, naît enfin le futur Louis XIV. Dès le mois précédent sa naissance, Anne d'Autriche, fidèle à sa promesse, charge François Mansart, l'architecte de la Couronne, d'établir les plans de l'église. Les travaux ne commenceront véritablement qu'une fois Anne d'Autriche devenue régente.

La première pierre de l'église n'est donc posée que le 1er avril 1645, par l'enfant roi lui-même, alors âgé de sept ans. La construction de l'église, d'abord confiée à François Mansart, puis à Jacques Le Mercier et enfin à Pierre Le Muet, assisté de Gabriel Le Duc, est achevée en 1669, trois ans après la mort d'Anne d'Autriche. Les plus grands artistes de l'époque participent à son ornementation. Les principales sculptures du choeur et de la voûte sont dues à François et Michel Anguier. En 1663, Pierre Mignard, assisté d'Alphonse Dufresnoy, peint la coupole et retient, à cet effet, le thème de la Gloire. Riche de plus de deux cents personnages, cette composition, qui a inspiré un poème à Molière, figure Anne d'Autriche, accompagnée de sainte Anne et de saint Louis, présentant à la Vierge la maquette de la nouvelle église du Val-de-Grâce.

Le maître-autel et le baldaquin sont réalisés par Gabriel Le Duc (élève du Bernin) après la mort de la Reine. Détruit pendant la période révolutionnaire, le maître-autel, est remplacé sous le Second Empire. Le groupe sculpté qui le surmonte et qui reprend le thème de la Nativité, est une copie de l'original, déposé durant la période révolutionnaire et affecté à l'église Saint-Roch en 1805 où il se trouve toujours. Le baldaquin est supporté par six colonnes torses (très largement inspirées de celles du baldaquin de la basilique Saint-Pierre de Rome) en marbre de Brabançon reposant sur des piédestaux en marbre rouge du Languedoc. Quatre tableaux de Philippe de Champaigne sont également exposés dans l'église : la Pentecôte, l'Ascension du Christ, l'Entrée du Christ à Jérusalem, Jésus et la Cananéenne.

Le 31 juillet 1793, la Convention nationale autorise le ministre de la guerre à utiliser l'abbaye royale du Val-de-Grâce, devenue bien national, comme hôpital militaire, ce qui la sauve très probablement de la destruction.

Aujourd'hui, l'ancienne abbaye royale du Val-de-Grâce abrite l'École du Val-de-Grâce (anciennement École d'application de la médecine et de la pharmacie militaires, créée en 1852). S'y trouvent également le musée du service de santé des armées et la bibliothèque centrale du service de santé des armées, deuxième bibliothèque médicale de France qui comporte plus de 40 000 ouvrages et près de 600 collections de périodiques.

L'abbaye royale du Val-de-Grâce fait l'objet d'un partenariat de mise en valeur entre les ministères de la Culture et des Armées.

Commencés en 2017 et achevés en juin 2019, les travaux de restauration et de restitution de la statuaire extérieure de l'église ont représenté un chantier exceptionnel par son ampleur, par les techniques employées et par le très haut niveau technique des intervenants. Depuis mai dernier, huit des seize statues qui ornaient l'extérieur de la coupole de l'église sont présentées dans le choeur des religieuses. Cette présentation permet désormais au public d'observer de près ces sculptures désormais à l'abri des aléas du climat et de la pollution.

Dans la crypte aménagée de l'église, les visiteurs pourront admirer les groupes d'anges sculptés du XVIIe siècle qui ornaient à l'origine l'extérieur de la chapelle du Saint-Sacrement. Déposés depuis de nombreuses années, ils ont été copiés et sont dorénavant exposés. Les copies, elles, ont remplacé les originaux aux angles du toit de la chapelle.

Enfin, récemment restaurée, la salle basse des appartements d'Anne d'Autriche (« salon Anne d'Autriche ») sera à nouveau ouverte à la visite après plusieurs années de fermeture.

Le Musée du Service de Santé des Armées (Musée de France) est installé dans le cloître de l'ancienne abbaye royale.

Depuis les années 1820, des collections destinées à l'instruction des élèves médecins sont rassemblées. Elles sont largement complétées durant la Grande Guerre. Restructuré en 1998, le musée présente aujourd'hui les fondements et les vocations multiples de la médecine aux armées.

L'exposition permanente évoque les personnels du Service de santé (enseignement, uniformes) et leur mission principale : le soutien sanitaire des forces armées depuis le ramassage du blessé sur les lieux du combat jusqu'à son évacuation vers les hôpitaux de l'arrière.

La recherche en chirurgie de guerre (notamment la chirurgie maxillo-faciale), en psychiatrie de guerre, en médecine subaquatique et aérospatiale et la lutte contre les gaz toxiques de guerre sont également présentées.

Enfin, la participation du Service de santé au monde civil est développée à travers ses actions humanitaires, ses soins aux populations, la création d'écoles de médecine ou d'instituts Pasteur, la lutte contre les grandes endémies et les maladies infectieuses (typhoïde, peste, paludisme) et les progrès en matière d'hygiène.

Installée dans les anciennes cuisines des religieuses bénédictines, la collection exceptionnelle des docteurs Debat présente mortiers, majoliques italiennes pharmacies portatives et instrumentation scientifique.

A l'occasion des Journées européenne du patrimoine seront exceptionnellement accessibles les jardins du cloître, le salon d'Anne d'Autriche, la crypte de l'église, ainsi que l'ancien réfectoire des religieuses, long vaisseau aux fenêtres en ogive, divisé depuis en deux espaces : l'amphithéâtre Rouvillois et la salle Levy.

Accès: RER B Port-Royal / Bus 21, 27, 38, 83, 91